|
L’église est mentionnée dans les textes dès 1096 (bulle du pape Urbain II). C’est alors un prieuré, appartenant à l’ordre des chanoines réguliers de Saint-Ruf d’Avignon, qui assure la fonction d’église paroissiale.
Elle est, à cette époque, séparée du village construit sur la falaise surplombant l’Eze et distant d’une centaine de mètres.
Il ne reste rien de cet édifice.
Les quatre travées de la nef, l’abside orientale et la chapelle à droite du chœur du bâtiment actuel sont datées du XIIIe siècle. Elles sont de style roman.
L’église a, au fil du temps, été plusieurs fois agrandie :
Au milieu du XVIe siècle les chapelles latérales, au Nord, sont aménagées.
Au début du XVIIe siècle, trois nouvelles chapelles latérales sont créées, au Sud, une cinquième travée et un porche d’entrée sont ajoutés à l’édifice.
Enfin, entre 1690 et 1708, un massif trilobé abritant un nouveau chœur, surmonté d’une coupole, est élevé à l’Ouest. Il remplace la dernière travée de la nef et le porche d’entrée construits depuis peu. Cette adjonction, de style baroque, s’accompagne du déplacement du maître-autel à l’Ouest. L’entrée se fait désormais par une porte percée, à l’Est, au milieu de la belle abside romane ainsi éventrée.
Cependant, depuis 1961, l’église a retrouvé son orientation d’origine et le chœur a été replacé dans l’ancienne abside romane restaurée. Une crypte a été créée en 1980.
L’intérieur renferme de nombreuses œuvres d’art, en particulier une « Mise au tombeaué » (groupe sculpté de huit personnages, en pierre, polychrome) du début du XVIe siècle et une chaire en bois sculpté de la fin du XVIIe siècle, récemment restaurées ainsi que plusieurs retables baroques, des tableaux et statues dignes d’intérêt.
L’église, et le prieuré qui l’accompagnait, au Nord, sont restés possession de Saint-Ruf d’Avignon (puis de Valence) jusqu’à la suppression de cet ordre en 1774.
Vendu comme bien national en 1791, le prieuré abrite depuis l’Hôtel de Ville. (In fiche signalétique de l’église)
|