Castelnaudary est située dans le département de l’Aude, en région Occitanie.
Toponymie
Du latin Castellum Novum, « nouveau château » ou « nouvelle forteresse ». Ce terme était couramment utilisé au Moyen Âge pour désigner des bourgs fortifiés nouvellement construits.
"Ari" ou "Ari" viendrait probablement d’un nom de personne ou d’un élément géographique : soit dérivé d’un nom propre latin ou gallo-romain « Arrius, Arius ou Arinius » ; soit dérivé de Ariège ou d’un mot pré-indo-européen lié à l’eau ou à la rivière.
Le nom a évolué au fil du temps : attestée sous les formes latines Castellum novum quod cognominatur Arri en 1118, Castrum novum Darri en 1274.
une écluse exceptionnelle composée de quatre sas.
Le canal du Midi est ponctué de sas (échelles d’écluses) pour franchir la dénivellation du terrain. La quadruple écluse Saint-Roch construite en 1678 est après celle de Fonserannes à Béziers (8 sas) la plus spectaculaire. Elle permet de franchir un dénivelé de 9.42 mètres à des bateaux de 30 mètres.
Dès l’ouverture du canal, deux moulins à eau furent construits sur la rive droite pour profiter de l’importante chute d’eau générée par le dénivelé. Une minoterie verra le jour au XIXe siècle fonctionnant jusqu’aux années soixante. La rive gauche accueillait la maison éclusière, les bâtiments de l’hôtellerie et son écurie.
L’ecluse était la « couchée » du soir du premier jour du trajet de quatre jours entre Toulouse et Agde pour la barque de la Poste, assurant le transport de passagers jusqu’en 1858. À toute étape « dinée » ou « couchée », existait une chapelle où un prêtre se tenait toujouts prêt à officier. Ainsi, derrière cet ensemble de bâtiments, se trouve la chapelle Saint-Roch, construite au XVIe siècle et agrandie fin XVIIe qui a donné son nom au quartier et aux écluses.
Enfin, en amont de l’écluse, on distingue les vestiges de l’un des cinq moulins à vent qui bordaient la rive gauche du canal.
En 2007, Voie Navigable de France a initié un projet pour réhabiliter cet ensemble patrimonial devenu l’un des fleurons touristiques de la ville et de son tourisme fluvial. (In fiche signalétique de la ville)
un petit moulin à vent, perché en haut de la ville, avec tout son mécanisme intérieur intact.
La ville de Castelnaudary a possédé jusqu’à trente-deux moulins. L’ouverture du canal du Midi en 1681 a joué un rôle considérable dans cette multiplication des moulins, intensifiant le commerce et l’exportation des blés et des farines à partir du port de Castelnaudary. Le moulin du Cugarel, situé sur la colline du Pech a fonctionné jusqu’en 1921.
Le moulin est construit en pierre de pays et sa forme tronconique est typique des moulins du Lauragais. Son toit, ou çapelada, tourne grâce à une crémaillère actionnée par le meunier. Il lui est ainsi aisé d’orienter les ailes (7 mètres d’envergure) en direction du vent (Cers, Autan ou Marin).
Entièrement restauré en 1962, le bâtiment comprend tout le mécanisme intérieur : grand rouet, gros fer et les deux chambres des meules. Ces dernières, taillées dans le granit du Sidobre, effectuaient un tour par seconde. La mouture produite représentait trois sacs à l’heure (sacs de 50 kg pour l’avoine et le blé, de 78 kg pour le maïs). (In fiche signalétique de la ville)