Rennes le Château

Rennes le Château est situé dans le département de l’Aude en région Occitanie.

Toponymie
Plusieurs explications ont été proposées :
- L’hypothèse gauloise (la plus souvent retenue). Le radical redo- / red- est rapproché du gaulois signifiant « aller à cheval » ou « aller en char ».
- L’hypothèse pré-celtique. Un radical pré-celtique red- au sens toujours inconnu ?
- L’hypothèse ethnique. Du nom d’une tribu gauloise locale les Redae ou Redonae. Une importante cité du Razès durant l’Antiquité tardive et l’époque wisigothique.
Le déterminant le-Château fait référence au château médiéval qui dominait le village.
Attestée sous les formes anciennes Rhédae au VIIIe siècle, Castllum Redae en 1002, Ambos castros de Redez en 1067, De Redes en 1068, Castrum Redes en 1070, Reddae en 1125, Castel de Redas en 1130, Civitas quae dicitur Redes en 1179, Rezae en 1258, Rennas au Moyen Âge, Rehennes aux XVe–XVIe siècles, Rénes en 1647.

Panorama sur la région historique du Razès depuis le bourg central de Rennes-le-Château en direction de l’ouest (panorama pris depuis la tour Magdala)

Rennes le Château, perché sur son oppidum possède une histoire de plus de vingt cinq siècles sans interruption. Des hommes y installèrent un camp, puis une ville, puis une citadelle devenant la place forte puis la capitale d’un comté avant de retomber dans l’oubli dès la fin du Moyen Age.

Après le culte préchrétien, l’arianisme, voilà le christianisme qui s’installe à Rennes. Lors des guerres de religion du XIVe siècle aucune action militaire ne fut menée par les Huguenots, ni par les Ligueurs catholiques.

Tour carrée du château des Hautpoul


Les fortifications de ce château pourraient remonter à l’époque wisigothique, au VIe siècle. Le château actuel date du XVIe siècle, mais conserve des vestiges du XIIIe siècle.
Au XVIIe siècle la famille d’Hautpoul agrandit ce dernier. Marie de Nègre d’Ables d’Hautpoul en fut la dernière seigneuresse. Elle décéda le 17 janvier 1781, révélant "un secret de très grande conséquence" à l’abbé Bigou, secret qu’il aurait gravé sur la tombe de la marquise.

Eglise Sainte-Marie Madeleine

Cette église romane édifiée aux alentours du VIIIe, IXe siècle, est l’ancienne chapelle des seigneurs de Rennes.


À l’arrivée de l’abbé Saunière en 1885, l’église est en très mauvais état. Il met en œuvre un plan de réaménagement qui dure 12 ans. De gros travaux, dont la source des fonds apportés par le curé, reste à ce jour inexpliquée.
En 1891, il note dans ses registres la découverte d’un tombeau et de parchemins sous l’ancien autel. Il trouve aussi à cet emplacement un pilier et une dalle, éléments de l’époque Carolingienne qui permettent de dater l’église à cette période. Ces artefacts sont exposés au musée-domaine. (In fiche signalétique de l’église)

Bas-relief de Marie-Madeleine situé sous le maître-autel


La figure de Marie-Madeleine est en plâtre moulé, réalisée par les ateliers Giscard de Toulouse, spécialisés dans le mobilier religieux de la fin du XIXᵉ siècle.
Cette sculpture est encastrée dans un fond peint, ce qui crée un effet de bas-relief. Le décor de la grotte, du paysage et du ciel est exécuté directement à la peinture. (In Wikipédia)

Vitrail de Marie-Madeleine


Ce vitrail occupe la place d’honneur dans le chœur car il rappelle le passage de Marie-Madeleine, de pécheresse repentante à disciple fidèle du Christ, thème central de sa tradition chrétienne.


Le vitrail illustre un épisode de l’Évangile selon saint Luc (7, 36-50) : Marie-Madeleine est agenouillée aux pieds de Jésus ; Elle verse un parfum précieux sur ses pieds ; Elle les essuie avec ses longs cheveux dénoués, signe d’humilité et de repentir ; Jésus est assis chez Simon le Pharisien, tandis que d’autres personnages assistent à la scène. (In Wikipédia)

Le bénitier


Observez le diable Asmodée, le gardien des secrets du temple de Salomon.
Sa posture révélerait un message, une piste.
Sa main décrit un cercle qui ferait référence à la "source du Cercle" et il s’agenouille comme pour vouloir s’asseoir sur le rocher appelé "le fauteuil du diable", deux lieux proches du village.
Les 4 anges au-dessus de lui, décomposent le signe de la croix. " Par ce signe tu le vaincras". (In fiche signalétique de l’église)

Les quatre anges au-dessus du diable
  • Marie Madeleine, la pécheresse repentie est ici représentée avec ses attributs habituels, qui sont le vase à parfums, la tête de mort et la croix. La tête de mort est posée sur un livre ouvert. Marie Madeleine est dans la bible l’un des témoins privilégiés du Christ, puisque c’est à elle que le Christ apparaît en premier après sa Résurrection. On la fête le 22 juillet.
  • Sainte Germaine de Pibrac naquit dans le petit village de Pibrac, près de Toulouse, vers 1579. Son vrai nom était Germaine Cousin. Dès sa naissance, elle souffrit d’infirmités : sa main droite était atrophiée et elle était atteinte d’écrouelles. Sainte Germaine, orpheline de mère était pauvre, mal aimée et rejetée. Sa marâtre la considérait comme sa servante et en fit une gardienne de troupeaux. Elle était très pieuse et faisait preuve d’une grande dévotion envers Marie. Tout au long de sa vie elle n’accepta pour seule nourriture, qu’un peu de pain et d’eau. Un jour, sa marâtre l’accusa d’avoir volé du pain de la maison. Elle l’obligea alors à ouvrir son tablier afin de constater son délit. Lorsque Germaine ouvrit ce dernier, le miracle s’était produit, à la place du pain se trouvaient des roses ! Elle mourut en 1601, elle avait 22 ans. En 1643, son corps fut retrouvé, intact ! Les linges et les fleurs champêtres qui l’entouraient, étaient eux aussi parfaitement conservés. Puis les premiers miracles se manifestèrent et les pèlerins affluèrent. Son corps fut enterré dans l’église de Pibrac, en face de la chaire.
Les fonts baptismaux
La chaire à prêcher


Haut-relief représentant Jésus prêchant sur une montagne, appelé « Venez à moi, vous tous qui souffrez et êtes accablés, et je vous soulagerai » (citation de l’Évangile selon Matthieu 11,28). Jésus est placé au sommet d’un rocher, entouré de personnages qui viennent vers lui. (In Wikipédia)

Domaine historique de l’abbé Saunière


Pour la petite histoire :
Rennes le Château le rendez vous des chercheurs

Le trésor de Rennes le Château ou la vie insolite du curé Bérenger Saunière.
Il arrive à Rennes le Château le 1er juin 1885, il a 33 ans, la commune compte alors 300 habitants, pour y accéder il faut gravir 3 kilomètres de chemin en lacets.
Dans le village on se sent dans un autre monde, coupé de tous, hors du monde, et malgré tout cela en 1891 il réalise pour plusieurs millions de francs de travaux.
A-t-il découvert le fabuleux trésor des rois wisigoths ?

Le domaine historique de l’abbé Saunière a été transformée en musée par le conseil municipal) mais le village de Rennes le Château attire encore les chercheurs de trésor.

L’orangeraie
La promenade panoramique dominant la vallée de l’Aude


La fresque de Marie-Madeleine est une œuvre beaucoup plus récente. Elle a été inaugurée en 2025 sur un mur du domaine, près des escaliers menant au belvédère. Réalisée par l’artiste Caroline Perrot, elle représente une hagiographie de Marie-Madeleine et rassemble de nombreux symboles associés à la sainte : le vase, le crâne, le livre, la grotte, la croix, ainsi que des références à l’église et à la tour Magdala. (In Wikipédia)

La tour Magdala


De style néogothique, construite au bord de la falaise, face au pic de Bugarach. c’est l’édifice emblématique du domaine de l’abbé Saunière. Saunière avait fait de la tour Magdala sa bibliothèque et son lieu de méditation mais depuis ce bâtiment est devenu l’emblème du mystère de Rennes, car il symbolise à la fois la richesse de l’abbé et ses goûts mystérieux.


Pour choisir un nom l’abbé Bérenger Saunière joue sur une double référence, un jeu de mot : Marie-Madeleine et le sens ancien du mot Magdal.
Magdala était une ville de Galilée, située au bord du lac de Tibériade, le lieu d’origine de Marie de Magdala, appelée Marie-Madeleine dans les Évangiles.
Le mot araméen est lié à la racine migdol, qui signifie « tour, hauteur fortifiée, grande construction élevée ».
En construisant sa tour néogothique vers 1900-1906, Saunière l’appelle Tour Magdala qui évoque à la fois, la tour physique et Marie-Madeleine, figure centrale de son église dédiée à sainte Marie-Madeleine.
Cette double signification est précisément ce qui a rendu le nom si célèbre dans les légendes de Rennes le Château. (In Wikipédia)

La villa Béthanie


La villa Béthanie, magnifique édifice de style néo renaissance, était la résidence destinée à accueillir les hôtes de l’abbé et sa propre chapelle. On y trouve le salon luxueux, lieu de grandes fêtes célébrées par l’abbé.

Pour la petite histoire :
Antoine Bigou naquit en 1719. Il fut prêtre de Rennes le Château. Il aurait dissimulé dans l’église de Rennes plusieurs objets et un petit pécule que l’abbé Saunière aurait découvert lors des travaux. Refusant de prêter serment à la République, il dut s’enfuir en Espagne où il trouva refuge. Il y mourut le 21 mars 1794 près de Sabadell. Selon certains chercheurs il aurait codé la dalle de Marie de Nègre d’Ables après avoir reçu ses confessions, afin que le secret ne se perde pas.
Sous le château il existerait des souterrains éboulés. Ce château comporte une tour ronde et trois tours carrées.

Pour en savoir plus : Rumeurs et vérités


UNE HISTOIRE…
Une église restaurée par un ciré de la fin du 19e siècle  : cela n’a rien d’original. Le voici qui achète ensuite des terrains, construit une villa, aménage un par cet dresse une tour… D’où lui viennent les fonds ? La question est posée par l’évêque de Carcassonne Bérenger Saunière (né en 1852), le curé de Rennes le Château. Un procès s’ouvre. Des comptes peu convaincants, un train de vie au-dessus des revenus d’un desservant de paroisse, la réputation de demander hors du diocèse des dons pour célébrer des messes : le prêtre est sanctionné pour détournement d’argent. Les rumeurs des villageois à propos d’un magot qu’il aurait découvert cessent rapidement après sa mort en pleine Grande Guerre (1917).

ET TOUT UN ROMAN !
Après 1950, dans l’auberge établie sur l’ancien domaine de l’abbé, le repas est assaisonné du récit des aventures du prêtre devenu le « Curé aux milliards » : opération marketing du patron. Sur la commune, on commence à creuser, au cas où il resterait quelque chose. Parmi les clients, le passage d’un romancier va lancer l’affaire avec la parution en 1967 d’une fiction d’allure historique : pour signaler le trésor le curé aurait déposé des indices dans son église. C’est le postulat à partir duquel s’échafaudent la plupart des hypothèses sur « le mystère de Rennes », quoiqu’il en soit du type d’investigation, depuis la chasse au trésor jusqu’à la poursuite d’un secret qui ferait trembler l’Eglise.

DES INTERPRETATIONS FARFELUES
Avec peu de choses l’imagination s’enflamme : une inscription latine, un diable sous le bénitier, deux statues de l’Enfant-Jésus dans le chœur… Cela suffit pour construire un scénario. Le but du jeu consiste à se montrer le plus original, depuis la découverte du trésor des Wisigoths jusqu’à la piste d’extra-terrestres qu’aurait croisés l’abbé (le Bugarach n’est pas loin), en passant par le roman de Jésus venu à Rennes avec Marie-Madeleine (le terrible secret découvert par le prêtre et pour lequel, afin d’acheter son silence, il aurait empoché des millions) !
Retour à l’histoire : elle est plus prosaïque. À quoi bon graver dans l’église une carte au trésor - matériel ou « mystique » - vers la source duquel le « Curé aux milliards » n’aurait pas été lui-même capable de remonter, quand on sait qu’il finit ses jours ruiné… Demeure certes une part d’énigme concernant l’origine de ses finances : objets précieux découverts, dons, détournements ? Elle profite à l’entretien du mythe de Rennes mais ne rend pas justice à ce qu’entendait réaliser l’abbé en restaurant l’édifice.

CE QU’EN DIT L’ÉGLISE CATHOLIQUE
On pénètre dans l’église par l’évocation sur le fronton d’un épisode du livre de la Genèse, le songe de Jacob : « C’est la maison de Dieu et la porte du ciel ». Le caractère sacré du lieu est également souligné par un autre verset biblique « Ma maison sera appelée maison de prière ». Terribilis est locus iste : rappel énergique par un curé au caractère bien trempé d’adopter dans ce lieu respect et recueillement requis.
Bizarrerie d’un diable sous le bénitier ? Le cas n’est pas unique. Il grimace parce qu’il est terrassé. Quatre anges en rappellent la raison en décomposant le signe de sa défaite, la croix. L’invitation est clairement lancée à tout chrétien qui entre dans l’édifice à se signer en mémoire de son baptême. Les fonts baptismaux sont à dessein situés en face. Le parallélisme est suggestif : le genou à terre de Jésus contraste avec l’agenouillement forcé du démon par ce qu’il évoque, non l’écrasement mais l’abaissement volontaire par choix d’humilité.

Plus que Marie-Madeleine sous le patronage de laquelle l’église est placée, l’attention est focalisée sur la personne du Christ, centre vivant du christianisme. En témoigne le bas-relief qui s’étend sur la largeur du mur du fond : il présente une synthèse de l’activité missionnaire de Jésus sous des traits de douceur et de miséricorde. Une citation de l’évangile « Venez à moi, vous tous… » renforce l’appel à la confiance. Au-dessus du confessionnal une sculpture y participe. Il est vain d’interpréter le motif à partir d’une légende, soi-disant locale, d’un pastoureau qui, au 17e siècle, aurait trouvé la grotte aux merveilles ! La scène figure la parabole évangélique du berger parti en campagne pour une seule de ses brebis, image du vrai trésor que constitue pour Dieu chaque être humain.

Le Chemin de Croix, comme la plupart des autres éléments du décor, a été commandé sur catalogue. L’enseignement qu’il véhicule s’inscrit dans le prolongement de l’abaissement initial de Jésus évoqué par le baptistère : le choix d’une vie de se donner librement jusqu’au bout.vQuant à Marie-Madeleine, elle est dépeinte telle qu’on se la figurait : la prostituée relevée par Jésus. Le crâne à ses pieds participe aux codes de l’époque pour évoquer la conversion. Le message d’une existence renouvelée par le Christ est aussi présent en chacune des statues des autres saints dont le visage éthéré, selon les goûts du temps, traduit la foi en une vie au-delà de cette vie, dans le sillage de la Résurrection du Sauveur.

Sur les murs de l’église de Rennes nul besoin d’imaginer un quelconque parcours initiatique. Marquée par les normes de l’art religieux d’avant 1900, elle témoigne du projet d’un curé de campagne, atypique certes et qui ne fut pas un saint, d’offrir à ses paroissiens une catéchèse en images. Pour qui sait en accueillir le propos, une piste au trésor n’en demeure pas moins ouverte : le message de l’Évangile.

VILLA BETHANIE
L’abbé Saunière fit construire la Villa Béthanie (du nom de Béthanie en Terre Sainte, qui signifie « maison de la réponse » en hébreu) en 1900-1901, comme vous pourrez le constater en observant l’écusson qui surmonte la porte d’entrée.
Il s’agit d’une construction bourgeoise, pastiche du style Renaissance, qui contraste fortement avec le reste des habitations du village. La réalisation des plans fut confiée à un architecte de Limoux, M. Caminade.
La villa est édifiée en pierres de taille et l’abbé la fit construire afin d’y recevoir ses hôtes souvent de marque. En effet, il y donna de somptueuses réceptions. Il n’y a cependant jamais vécu, puisqu’il resta toute sa vie dans le presbytère, accompagné de sa fidèle servante, Marie Dénarnaud.
Sur la porte d’entrée, on aperçoit deux vitraux et, au-dessus de celle-ci, la statue du Sacré-Cœur révélant le caractère religieux de l’édifice, qui avait été initialement construit pour accueillir des prêtres à la retraite.
Vous vous trouvez ici dans la chapelle qu’il fit construire et où il donna plusieurs messes avoir été suspendu par son supérieur. Il y avait d’ailleurs souvent plus de fidèles que lors des offices célébrés par le prêtre qui l’avait remplacé.
À l’intérieur, vous pouvez visiter ce qui était autrefois le salon et la salle à manger.

MARIE DÉNARDAUD
Dans l’ombre de l’abbé Bérenger Saunière, se trouvait une femme exceptionnelle, Marie Dénarnaud, fille de Guillaume Dénarnaud et Alexandrine Marre.
Figure discrète mais essentielle de l’affaire de Rennes le Château, elle fut la confidente, la collaboratrice fidèle, la gardienne des secrets.
Présente à chaque étape de l’étrange destin du curé, elle demeure l’un des personnages les plus énigmatiques de cette histoire hors du commun.
On parle d’un trésor, de mystères, de documents cachés, d’une fortune inexpliquée. Mais au-delà des hypothèses, une certitude subsiste : Marie Dénarnaud savait. Elle fut la dernière dépositaire d’une vérité que beaucoup cherchèrent à percer. Née le 18 août 1868 à Espéraza et décédée en 1953, à l’âge de 85 ans, elle promit, dit-on, de révéler un jour le secret à Noël Corbu.
Pourtant, elle emporta avec elle ce qu’elle savait, scellant à jamais une part du mystère. Elle repose aujourd’hui dans le cimetière de Rennes le Château, à côté de l’ancienne tombe de Abbé Saunière.
Son silence, plus que les révélations, nourrit aujourd’hui encore la légende.
Elle disait aux habitants de son époque : « Vous marchez sur de l’or sans le savoir », mais également : « Je suis détentrice d’un secret qui donnerait pouvoir et puissance » (In fiche signalétique de l’église)


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lundi 3 août 2026
par  gs

Rennes le Château (Aude)

Le saint Roch de Rennes le Château en l’église Marie-Madeleine

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