Argeliers

Argeliers est située dans le département de l’Aude, en région Occitanie.
Toponymie
Du latin argilla / argillaria, qui signifie « argile » ou « terre glaise ». Argeliers renvoie à l’idée de « terrain argileux » ou « lieu où abonde l’argile ».
Attestée sous divers formes Argeleriis en 1154 puis Argelierriis en 1154, Arzilers en 1154, Arzellerii en 1244, Arsillers en 1351, Argilas au XIVe siècle, Argelyès en 1535, Argilliers en 1589, Argelliers au XVIIIe siècle.
Ancien château d’Argilliers
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Le mur de la cour, très épais à la base, avec traces de chemin de ronde à hauteur du second étage actuel, paraît indiquer que cette demeure seigneuriale a été aménagée dans les murs du château-fort primitif. Ce castellum est mentionné pour la première fois en 1154, lorsqu’il est attribué à l’abbaye de Quarante. L’édifice a dû souffrir des guerres de Religion et la reconstruction presque complète des bâtiments a dû être réalisée au moment du retour à la paix, à la fin du 16e ou au début du 17e siècle. Les religieux de Quarante conservèrent le domaine jusqu’à la Révolution. L’édifice se reconnaît de loin par sa tour carrée qui intercepte une ruelle perpendiculaire aux anciens murs d’enceinte des défenses sud. Des deux culs de sac obtenus, celui du sud sert actuellement d’entrée. Celui du nord permettait autrefois d’accéder à la tourelle par une porte basse, murée depuis. Le mur méridional du château, qui longe la cour et se prolonge vers l’est au-delà de la tourelle, montre encore des traces de chemin de ronde au deuxième étage. Il s’agit là d’une courtine du château-fort. L’aile située à l’est de la ruelle remonte au 15e siècle. Cette partie, aujourd’hui propriété indépendante, était un vestige de la construction antérieure aux guerres de la Ligue. Au premier étage existent deux salles en enfilade. Une cheminée était adossée au mur occidental, entre les deux pièces. Cette cheminée était en grès, enduite de blanc. Les jambages se profilaient en lourdes consoles à quart-de-rond, les faces latérales ornées de volutes tracées en creux, la face antérieure chargée d’une palmette en relief, la pointe en bas. Le linteau était interrompu, comme la hotte, par un tableau central carré, nu. L’encadrement de ce tableau se décrochait, aux angles, suivant quatre crossettes. A l’aplomb supérieur des côtés verticaux du cadre, deux larges consoles à feuilles d’acanthe rejoignaient la partie supérieure de l’entablement. Ces deux consoles étaient reliées par une guirlande composée de linges et de fruits côtelés. Le linteau était décoré de chaque côté d’une tête d’ange avec collerette en cœur. La hotte verticale est surmontée d’un fronton circulaire rompu, raccordé avec les consoles qui surmontent le tableau central. Les deux parties de la face antérieure de la hotte ont reçu un décor symétrique, en relief (feuillage, masques léonins). Cette cheminée aurait disparu dans les années 1980. (In https://pop.culture.gouv.fr/. |
La Tour de l’Horloge
La tour de l’horloge d’Argeliers symbolise le rassemblement populaire en mémoire des « 87 d’Argeliers » et à la grande révolte des vignerons de 1907 et aujourd’hui l’identité vigneronne du Minervois.
Le grand leader du mouvement Marcelin Albert y trouva refuge lors de la répression organisée par Clemenceau.
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« Abèré tant de boun bi et pas pourré mangea de pan ! »
Argeliers est considéré comme le berceau du mouvement viticole du Midi.
À Argeliers, le cafetier et vigneron Marcelin Albert, avec le Comité d’Argeliers, lance sa « pétition de 1905 », où les signataires décident de poursuivre leurs justes revendications jusqu’au bout aux cris de « Vive le vin naturel ! À bas les empoisonneurs ! ».
Le 11 mars 1907, à Argeliers, le signal de la révolte est donné par un groupe de "gueux" menés par Marcelin Albert et Élie Bernard lequel fonde le Comité de défense viticole ou Comité d’Argeliers. Ils organisent une marche, avec 87 vignerons, vers Narbonne, pour avoir une entrevue avec une commission parlementaire et dénoncer la crise du vin, la fraude et la misère viticole. Ce mouvement devient gigantesque dans tout le Languedoc
Église Saint-Vincent
L’église d’Argeliers est dès le XIIe siècle. Fortement endommagée pendant les guerres de Religion, une partie de l’église a dû être reconstruite au cours du XVIIe siècle.
Le clocher a été restauré en 2010.
L’église au vocable de Saint-Vincent, le patron des vignerons, relie l’église à l’identité viticole d’Argeliers et partant à la révolte des vignerons de 1907.
Huile sur toile due au peintre Jacques Gamein, 2e moitié XVIIIe siècle.
Le tableau d’autel est encadré de colonnes de marbre rouge flanquées de panneaux de marbre et de deux consoles de chaque côté. Il est surmonté d’un fronton courbe sur le quel est placée une croix adorée par deux anges agenouillés.
Huile sur toile due au peintre Jacques Gamelin, 2e moitié XVIIIe siècle.
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Les chapelles
Probablement un blason familial d’une famille de notaires royaux qui utilisent pour leur blasonnement la balance comme symbole de leur charge et trois étoiles en marque de noblesse ou d’ascension sociale.
Le blason porte la date de 1663 et en 1663, Argeliers est justement dominé par une famille exerçant des charges de justice : la famille Bonnet.
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Argeliers (Aude)
Les saints Roch d’Argeliers en l’église Saint-Vincent
L’ange soigne le bubon de saint Roch avec une spatule en forme de flèche (référence à saint Sébastien)


