Metz est située dans le département de la Moselle en région Grand Est.
Toponymie
À l’époque romaine, la ville s’appelle Divodurum Mediomatricorum. Du gaulois Divodurum signifiant « forteresse divine » ou « marché sacré » et Mediomatricorum pour « des Médiomatriques », le peuple gaulois qui occupait la région.
À partir du IIIe-IVe siècle, les villes sont désignées par le nom de leur peuple et naturellement Mediomatrici remplace Divodurum.
Attestée sous différentes formes de Mediomatrix avant le Ve siècle ; Mettensis au VIe siècle ; Mecusa, Mettiss & Metas au VIIIe siècle ; Méz au XIIIe siècle ; Mets aux XIVe et XVe siècles ; Mediomatrique & Mediomatricum au XVe siècle ; Meta en 1544 & 1552 ; Metæ en 1552 ; Metz à partir du XVIIe siècle.[/Marron]
Hôte de vile et monuments de la place d’armes. L’hôtel de ville représente le pouvoir municipal et bourgeois. Edifice austère et harmonieux achevé en 1771, sa longue façade de 92 m est rythmée par les arcades et par deux avant-corps surmontées de fronton. L’escalier majestueux, réhaussé d’une rampe en fer forgé conduit au grand escalier où sont figurés, en médaillon, des Messins illustres. Le salon de Guise attenant est orné de trois verrières de Laurent Maréchal symbolisant la ville épiscopale, la République messine et le rattachement de la cité en 1752 à la France. Les deux autres côtés de la place sont occupés par le Corps de Garde (actuel office du tourisme) qui rappelle le pouvoir militaire du roi, et l’ancien Parlement (en face) qui témoigne du pouvoir judiciaire de la monarchie . La révolution ayant supprimé les parlements de province, il resta inachevée. Cette place est remarquable par la régularité des édifices qui expriment la puissance et la stabilité de la vie militaire au XVIIIe s. renforcée par là symbolique martiale des deux trophées et de la statue du maréchal Fabert. La place d’Armes fut le théâtre privilégié des événements majeurs de l’histoire, de la grande Mayotte prenant d’assaut l’hôtel de ville en 1792 pour réclamer du pain, aux canons et ambulances mêlées du siège de 1870 et au Général Patton gravant Libération sur ses pavés. (In fiche signalétique de la ville)
Cathédrale Saint-Étienne
Place d’Armes, Cathédrale. Exemple très pur de l’art classique du XVIIIe s. la place d’Armes a été aménagée dans les années 1750-1770 Par l’architecte Blondel sous l’impulsion du Maréchal de BNelle-Isle, gouverneur de Metz. Elle réunissait les quatre pouvoirs, religieux, militaire, municipal et judiciaire. La cathédrale, placée sous le patronage de Saint-Étienne, résulte de la réunion de deux églises médiévales se regroupant en angle droit, ce qui en fait un monument unique au monde. Ce chef-d’œuvre a été construit de 1220 à 1520, en pierre de Jaumont, dans le style gothique de de l’île de France. Des modifications ultérieures sont intervenues jusqu’au XXe s. Un portail classique et une galerie d’arcade ont été réalisés par Blondel au XVIIIE s. et supprimés au siècle suivant. Longue de 123 m la cathédrale est composée d’une voûte exceptionnelle de près de 42 m de haut (La troisième après Beauvais et Amiens). Avec ses 6500 m² de vitraux, elle est la plus ajourée en Europe et s’es verrières offrent un panorama de l’art du vitrail du XIIIe au XXe s. La Tour de la Mutte, témoin des franchises de la République messine domine la place d’armes de 90 m. Rois de France, empereurs d’Allemagne, présidents de la République, le pape Jean-Paul II en 1988, ont solennellement rendu visite au monument le plus emblématique de la cité. (In fiche signalétique de la ville)
Musée de la Cour d’Or
Référence historique et légendaire « Cour d’Or » évoque le palais des rois mérovingiens d’Austrasie, supposé avoir existé à Metz ou à proximité sur la colline Sainte-Croix. Ce palais est parfois appelé dans les traditions médiévales « La Cour d’Or », c’est-à-dire une cour royale prestigieuse et riche.
Le musée a adopté ce nom en 1988 pour souligner ce lien symbolique avec le passé royal de la ville.
Les saints Roch de Metz au musée de la Cour d’Or Pierre de Jaumont, XVe siècle
(Metz, église Saint-Eucaire ; Musée de La Cour d’Or)
Invoqué pour son rôle protecteur contre la peste, saint Roch est soigné par un ange, qui désigne le bubon causé par la maladie. Selon la légende, un (…)