Villasavary

Villasavary est située dans le département de l’Aude en région Occitanie.

Toponymie
Du latin médiéval Villar/Villare, « un hameau », « un domaine rural ou un groupe de maisons ».
Savary, probablement un nom de personne, celui d’un seigneur (Les seigneurs du « Villar » sont mentionnés dès 1125)
Soit Villare Savarii, « le domaine ou le hameau de Savary ».
Attestée sous les formes anciennes Villa Severic en 1162 ; El Vialar Severic en 1427 ; Le Villar en 1441 ; Le Villar Savaric en 1443.

Au XIXe siècle 12 moulins à vent tournaient encore sur le village. Le plus ancien est attesté dans un texte de 1212 qui indique que Enguerrand de Bove, chevalier croisé, fit don au monastère de Prouilhe d’un moulin à Villasavary.
Le moulin de Villasavary a arrêté de tourner en 1947, il était propriété de la famille Pelouse-Roques dont Emile Roques fut le dernier meunier.


la Halle, solidement implantée au cœur de la Place Saint-Pierre, constitue le symbole de la tradition agricole du village. La bâtisse et ses alentours correspondent à l’emplacement du château primitif de Villasavary.
Un moulin(à-vent, représenté sur les plans anciens, s’élevait à cet endroit au XVIIIe siècle.
Dès le XVIe siècle, marchés hebdomadaires et foires annuelles se tiennent sur la place Saint-Pierre. Les couverts de la place, simples charpentes de bois adossées à l’église ou aux maisons accueillent alors de nombreuses échoppes où paysans, commerçants et marchands s’affairent… La commune est alors très prospère et compte plus de 1100 habitants en 1761 (1156 habitants en 2007).
Au début du XIXe siècle la municipalité achète des terrains situés au centre du village et décide la construction d’une halle couverte, à arcade. Une estrade supportant des mesures nécessaires au commerce du grain est installée au fond de la salle. Elle permettait ainsi que les transactions soient faites aux yeux de tous…
La halle est reconstruite en 1820 suite à son effondrement, puis restaurée en 2000. Longtemps zone d’échanges de marchandises, c’est aujourd’hui la salle des fêtes de la commune. (In fiche signalétique de la ville)

Église Saint-Pierre ès Liens


historique
• VIe siècle av. J.-C. Premières traces de peuplement sur le site de « L’Agréable ». (1.5 km au sud de Villasavary) permet de surveiller les assaillants venus du nord et du fond de la plaine
• Ier siècle ap. J.-C. Traces de la colonisation Romaine. Le village se trouve à la croisée des routes N/S des Cévennes à l’Ariège et E/O de Narbonne à Toulouse. Des villas Gallo-Romaines apparaissent dans les zones de bons terrains agricoles, créant des noyaux d’habitats qui ensuite vont se doter d’une Eglise et d’un cimetière. Les échanges économiques sont facilités.
• Après diverses invasions, le site de Villasavary apparaît. (Les premiers textes indiquant l’existence de 7 églises (Saint-Pierre, Saint-Jacques, Saint-Martin de la Salle, Saint-Pierre des Champs, Saint-Paul, Rascous, Besplas) sont datés de 1162). La population s’est soudain accrue.
• Au début du XIIIe siède le Catharisme se développe. (La richesse ostentatoire de l’Eglise, les abus de pouvoir, font penser que le monde est mauvais ; il faut alors se convertir et rester purs. Seuls les « Parfaits » accéderont au Paradis. Leurs chefs sont appelés « Bonshommes et Bonnes femmes ». Pour eux il a deux mondes, le bien : l’âme et le mal : le corps. Ils sont pour le Christianisme des hérétiques qu’il faut repousser. […] (In fiche signalétique de l’église)


Au Moyen Âge, plusieurs églises rurales sont mentionnées sur le territoire, notamment Saint-Jacques des Champs et Saint-Pierre de Terre Clapade (le terme désignant une terre nouvellement acquise). Ces dleux sites sont successivement désertés et reconstruits au cœur du village castrai. Jusqu’au début du XIXe siècle, Villasavary présente ainsi l’originalité de posséder deux centres paroissiaux, fait rare pour un village de petite taille.
L’emplacement de l’actuelle église Saint-Pierre correspondrait au fossé bordant le noyau primitif du village. Sa construction date du XIVe siècle, dans un contexte de reprise en main religieuse après l’éradication du catharisme. En 1807, la commune décida d’agrandir l’église, désormais unique lieu de culte après la destruction de l’église Saint-Jacques, dont les matériaux furent réutilisés lors du chantier. La nef fut prolongée d’environ 10 mètres, permettant la construction de deux chapelles supplémentaires, de deux porches et d’une vaste tribune.
L’actuelle église Saint-Pierre est un édifice à nef unique, bâti en bel appareil de grès régulièrement assisé. Son aspect général, relativement massif, caractéristique du gothique languedocien, avec un chevet à sept pans et des chapelles latérales situées entre les contreforts. (In fiche signalétique de la ville)

Bénitier : marbre de Caunes. XVIIe siècle
Proviennent de l’ancienne église Saint-Jacques


À gauche : La coupe de ce bénitier est ronde, en marbre gris. Le pied est carré, en marbre rose.
À droite : La coupe de ce bénitier est ronde. Le pied est carré. Une sphère aplatie sert de nœud.

Maître-autel : marbre ; bois : doré. XVIIIe siècle
Chandeliers : dinanderie, cuivre. XVIIe siècle
Chapelle Saint-Jacques
Chapelle Saint-Roch
Chapelle du Sacré-Cœur
Chaire à prêcher : XVIIIe siècle

Cette chaire à prêcher est en marbres de diverses couleurs. L’abat-voix est surmonté de consoles et de nuages au dessus desquels deux angelots nus présentent les tables de la Loi. La cuve, légèrement galbée, est supportée par un cul-de-lampe qui se termine par une boule de marbre.

Les fonts baptismaux
L’orgue de tribune pourrait être du XVIIIe siècle ?

La clé de voûte du chœur est sculptée d’un croix occitane, ornée de 12 pommettes. Sa tranche est ornée d’une tête humaine, tournée vers le fond de l’église.

Chapelle Chapelle Saint-Martin de la Salle

La chapelle est située au lieu-dit La Roque du hameau de Besplas.


Chapelle située sur une butte arborée, mentionnée au 12e siècle. Elle a été en partie détruite pendant les guerres de religion (1588) et restaurée au 17e siècle. Le service paroissial continua à être célébré pendant la Révolution jusqu’en 1793, date à laquelle le culte y fut interdit. Sous le Concordat (1802), la paroisse de Besplas fut réunie à celle de Villasavary. Elle fut rendue au culte en 1847 après de nouvelles restaurations. Aujourd’hui, l’église est désaffectée. C’est une église à nef unique et chevet semi-circulaire. La nef est couverte d’une voûte en berceau plein cintre. Le chœur, très légèrement surélevé par rapport à la nef, est séparé de celle-ci par l’arc triomphal (simple doubleau reposant sur des piliers rectangulaires). Au 18e siècle, le chœur a fait l’objet d’une riche décoration en marbre polychrome. L’église contient des statues du 17e siècle et un retable en marbre de Caunes installé au 18e siècle. Cette chapelle est un lieu de mémoire qui a connu des épisodes marquants : croisade de Simon de Montfort, chevauchées du Prince Noir, guerres de religion, … (In https://pop.culture.gouv.fr/notice/merimee)


Saint-Martin de la Salle : lieu d’origine des seigneurs de Laurac.
Dès 1005, apparaissent les noms de Ladbertus et Teugbertus de Lauraco dans des actes de donation de Donat de Caraman, puissant seigneur du comté de Toulouse.
Les Laurac sont donc très tôt des alliés du pouvoir comtal, bien qu’aucune charge publique ne leur soit conférée.
Ils sauront tirer avantage de la révolution féodale de ce XIe siècle : profitant de la faiblesse du pouvoir royal, les seigneurs revendiquent leur indépendance, refusent le paiement des taxes aux comtes, prélèvent des taxes sur les terres de l’église, développent leurs propref armées…
C’est probablement à cette période qu’est élevée la chapelle Saint-Martin de la Salle. Cependant, les seigneurs de Laurac quitteront leur site d’origine pour établir une place forte mieux protégée sur les contreforts des collines de la Piège : Laurac-le-Grand. La chapelle, éloignée du nouveau centre stratégique, est donnée en 1130 aux Frères hospitaliers de Pexiora.
Fins stratèges, profitant de conditions économiques favorables et sachant manier les alliances, ils continueront leur ascension pendant plus d’un siècle. Signe de leur emprise, le territoire sur lequel ils exercent leur influence portera désormais leur nom : le Lauragais. (In fiche signalétique de la chapelle)

Le retable est en marbre, à quatre pilastres corinthiens. L’autel est également en marbre. Le tabernacle Louis XV-Louis XVI est en bois doré. La grille de communion est en fer forgé.


Après les guerres de religion : Une première restauration de la chapelle.
Pendant la huitième guerre de religion, le village castral de Besplas fait l’objet de plusieurs sièges, catholiques ou protestants. Il constitue même, pendant un temps, une place forte protestante. Contraints à l’évacuation en 1588, les huguenots rasent et brûlent totalement l’agglomération « jusques aulx fondementz ». Les habitants, dispersés dans les écarts, tenteront en vain de restaurer l’église Notre-Dame, qui sera définitivement abandonnée en 1640.
Parallèlement, l’église Saint-Martin de la Salle, ayant subi moins de dégradations, redevient l’église de Besplas.
Elle est restaurée à partir de 1614. En 1628, un tableau d’autel « dans lequel sera faict ung Crucifix et deux images, l’ung de saint Martin et l’autre de saint Jehan Baptiste » est commandé au peintre Jehan Camps. Il sera au cours du siècle orné des statues de saint Martin et de saint Raymond, en marbre de Carrare. En 1633, les fonts baptismaux sont installés et en 1637, le clocher est refait… D’autres travaux d’embellissement seront livres au siècle suivant. (In fiche signalétique de la chapelle)

Christ en Croix
L’Assomption
Saint Martin - Saint Raymond : marbre, XVIIe siècle

La lavande à Besplas

Au cœur du Lauragais, 20 hectares de culture biologique de la lavande fine et du lavandin, une culture traditionnellement associée à la Provence. Ici les Collines de Besplas s’inscrivent dans un environnement naturel remarquable, des collines aux reliefs doux, des vallées ouvertes, des panoramas à perte de vue et offrent un terroir favorable à la lavande grâce au climat méditerranéen du Lauragais.


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mardi 23 juin 2026
par  gs

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Les saints Roch de Villasavary en l’église Saint-Pierre aux Liens

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