Azille est située dans le département de l’Aude, en région Occitanie.
Toponymie
Du nom à un domaine gallo-romain, formé sur un anthroponyme latin Asilius (ou plus rarement Acilius) avec le suffixe de propriété -anum. Azille, « le domaine d’Asilius (ou d’Acilius) ».
Attestée sous les formes Asilio en 909, villa Asilio en 940, Asilium (forme latinisée) au Xe siècle, Azilio en 1096, Azilhan (forme occitane) et Azilhan lo Comtal au XIVe siècle, Azille à l’époque moderne.
Pendant longtemps, Asile n’avait que deux portes : celle de Saint-André, en direction de Carcassonne et la Porte de la Place, vers Narbonne. La route, dans cette direction se poursuivait jusqu’à la porte du faubourg Clos, appelée porte Nauringuière. Plus tard, on construisit une nouvelle porte qui reçut le nom de Portail-Neuf, pour desservir le faubourg des Cordeliers. Cette porte était fortifiée, comme les deux autres. Elle était percée dans une tour saillant sur la muraille. Elle possédait plusieurs étages auxquels on accédait par des échelles. On peut voir encore les éléments essentiels de la structure de cette tour à l’intérieur de l’enceinte.
En avant de la porte il y avait un fossé que l’on franchissait avec le pont en bois, probablement dormant, car aucune trace de pont-levis n’apparaît. (In fiche signalétique de la ville)
Église Saint-Julien et Sainte-Basilisse
C’était la paroisse principale d’Azille et elle est la seule depuis la disparition de Saint-André, à la fin de la Révolution. Elle fut jusqu’au milieu du XIXème siècle, le siège de l’Archiprêtré du Minervois.
L’église Saint-Julien et Sainte-Basilisse a été construite au XlVème siècle, en grès local. Elle est remarquable par l’ampleur du chœur et par sa voûte de pierre qui est d’origine, fait assez rare, les églises de l’époque, dans le Midi, étant le plus souvent, charpentées. Ce monument est un beau spécimen du gothique méridional à nef unique large, faiblement éclairée, avec chapelles logées entre les contreforts. Seul le chœur possède de grandes verrières lumineuses.
La tour-clocher haute de 3 mètres, est également du XlVème siècle. À l’intérieur, première chapelle à gauche, une belle statue en marbre, représentant à Vierge à l’Enfant, sous le vocable de Notre-Dame de la Santé. On la considère comme un chef-d’œuvre de la sculpture gothique méridionale. Elle date du XlVème siècle et la peinture dont elle est parée est contemporaine. Cette statue a figuré dans les grandes expositions nationales. (In fiche signalétique de l’église)
Vierge à l’Enfant : pierre : peint, XIVe siècle
La Vierge est vêtue d’une robe rouge damassée d’or (rechampée) qui se drape en plis verticaux pour finir en plis cassés et enroulés sur les pieds. Elle laisse apparaître la pointe du pied gauche chaussé en avant. Elle porte un voile-manteau bleu également orné de motifs dorés. Il est posé en arrière sur la tête et drapé en sautoir sur la poitrine, il retombe sous les bras sous forme de jolis plis enroulés. Elle le retient de la main droite qu’il recouvre ; il revient sous le bras gauche sur lequel l’enfant est assis. Le drapé de la robe et surtout du voile est très minutieux. On s’aperçoit que son avant-bras droit est dénudé alors que sur son bras gauche la manche de la robe descend jusqu’au poignet. L’Enfant Jésus est vêtu d’une tunique qui tombe sur ses pieds. La Vierge est fortement hanchée à gauche. Dans la main droite est posé un livre ouvert. Il est assis sur le bras gauche de sa mère et lui fait presque face. Des deux mains, il tient un oiseau par les deux ailes. Le visage de la Vierge est harmonieux. Les traits sont bien dessinés. Les cheveux sont ondulés et forment une grosse coque au niveau des oreilles. Ils encadrent son visage et disparaissent sous le voile. Le visage est large, le front est vaste, les yeux sont saillants, le nez est fin, la bouche est bien dessinée et le menton est proéminent piqué d’une fossette. La tête est penchée à gauche, elle regarde vers l’Enfant. Le visage de l’enfant est fait sur les mêmes canons que ceux de sa mère. Il a les cheveux bouclés. Il regarde sa mère. A travers le travail de la chevelure, des traits du visage, du voile-manteau et de son drapé, du livre que la Vierge tient dans la main droite, cette œuvre rappelle fortement les œuvres de l’atelier de Rieux. Seul l’Enfant n’a pas la position habituelle de ce groupe où il fait face aux fidèles, alors qu’ici, il regarde sa mère. (In https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy)
Saint Jude
Anne et Joachim, parents de la Vierge Marie
La vie d’Anne et de Joachim est décrite dans la Légende dorée, de Jacques de Voragine (rédigé en latin entre 1261 et 1266), dominicain et archevêque de Gênes. Les noms d’Anne et de Joachim sont mentionnés dans le Protévangile de Jacques, attribué à saint Jacques le Mineur au IIe siècle.
Saint Barthélémy : Huile sur toile, XVIIe siècle
Saint Michel entre un pape martyr et saint Sébastien
Huile sur toile, XVIIe siècle
Saint François recevant le cordon
Huile sur toile, XVIIIe siècle
Le Christ en croix entre saint Julien, sainte Basilisse et sainte Madeleine
Huile sur toile, Œuvre de François Morat, XVIIe siècle
L’Extase de saint François : Huile sur toile, XVIIIe siècle
Chaire à prêcher : bois ; marbre (rouge) ; fer : forgé, XVIIIe siècle
Œuvre d’époque Louis XV. d’époque Louis XV. Chaire à prêcher blanche et or, avec des plaques de marbre rouge de Caunes. Elle est surmontée d’un ange sonnant de la trompette au sommet de l’abat-voix. La rampe de l’escalier est en fer forgé. (In https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy)
Les saints Roch d’Azille
On remarque sur la tunique deux bâtons croisés en X avec une petite boule à l’extrémité supérieure : c’est un élément typique des représentations anciennes du bourdon.