Villegly est située dans le département de l’Aude en région Occitanie.
Toponymie
Du latin villa, qui désigne un domaine rural, une exploitation agricole ou une grande propriété et de -gly, le nom de personne gallo-romain, probablement Gallius, Gellius. Soit Villegly, « le domaine de Gallius (ou Gellius) ».
Attestée sous les formes Villa Aiglini aux XIe–XIIe siècle, Villaglinium au XIIe siècle, Villa Gly au XIIIe siècle, Villaiglinium aux XIIIe–XIVe siècle, Villaglay au XIVe siècle, Villaygli au XVe siècle et Villegly à l’époque moderne.
Le château
Son histoire remonte au Moyen Âge. Au XIIIe siècle, le site était une forteresse composée d’une tour en pierre entourée d’une enceinte défensive. Aux XVIe et XVIIe siècles, il est transformé en demeure Renaissance avec un plan quadrangulaire et des tourelles d’angle. En 1646, le riche marchand Pierre de Gach entreprend d’importants travaux de modernisation, créant notamment la cour d’honneur. Au XIXe siècle, le général Gustave d’Ouvrier remodèle profondément le château dans un style néo-Renaissance, agrandit le parc et fait aménager de vastes salles de réception.
Aujourd’hui, le château est une propriété privée utilisée notamment pour des réceptions et des événements. Son parc, sa cour intérieure et ses façades témoignent de plusieurs siècles d’évolution architecturale. (In Wikipédia)
Église de la Sainte-Vierge
L’Assomption : panneau sculpté, bois : peint, doré, bois : peint, doré, XVIIe siècle
Vierge à l’Enfant : pierre : polychrome, XIVe-XVe siècles
Le visage de la Vierge est bien dessiné et doux. Il est ovale et large sur la partie haute, le front est étroit, les sourcils sont marqués par un trait de peinture, les yeux sont grands avec les paupières bien prononcées, le nez est un peu large, la bouche est bien dessinée et pas trop petite, le menton est proéminent. Elle a les cheveux ondulés. Elle regarde à gauche, du côté de l’Enfant. Le visage de l’Enfant est fait sur les mêmes canons que ceux de sa mère. Seuls les yeux, un peu affaissés, lui donne un air triste. Ses cheveux sont courts et ondulés à l’encadrement du visage, ils finissent longs et raides dans le dos. La Vierge regarde à gauche, mais ne regarde pas l’Enfant, alors que ce dernier la regarde en esquissant un sourire. La Vierge est fortement hanchée à gauche. Dans la main droite, elle présente un livre ouvert, sur lequel on a peint à une époque récente quelques lignes en français et en caractères modernes. Un des doigts est abîmé. Elle porte l’Enfant, assit très haut, sur la main gauche. Dans les mains, l’Enfant tient un oiseau par les ailes. On se trouve devant une œuvre maladroite, mais importante pour l’histoire de l’iconographie de la Vierge dans les pays de l’Aude. Elle est déhanchée, mais l’artiste ou artisan a été maladroit et elle est courtaude. Cette statue, qui a de beaux détails, le visage de la Vierge, l’Enfant Jésus, est du type de plusieurs Vierges Audoises : Celle d’Azille, de Marcorignan, de Fanjeaux, de Roquefeuil (oratoire Ste Anne), du fragment de statue de Ste Anne de Conques (déposé au château comtal de la Cité) et enfin d’une statue du Métropolitain Muséum de New York, trouvée près de Carcassonne (voir l’article de Mathieu Meras dans le n° d’avril 1966 de la GAZETTE DES BEAUX-ARTS, page 241). Fiche établie par le chanoine Sarraute, le 13 février 1970. (In https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy)