Saint-Just-en-Bas est située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Toponymie
Du patronage de saint Just, évêque de Lyon au IVe siècle. En Bas en référence au hameau de Bas, l’un des premiers lieux habités du territoire. Soit Saint-Just-en-Bas, signifiant « le Saint-Just du lieu-dit/hameau de Bas ».
Église Saint-Just
Chapelle Saint-Roch
Tableau (panneau peint) : Le Couronnement de la Vierge
Peinture sur bois, 16e siècle
Le Couronnement de la Vierge par deux anges, tandis que deux autres en dessous tendent les mains vers elle. La vierge, les mains jointes, est debout sur un croissant de lune. Aux quatre angles de cette peinture sur bois un ange dans un nuage. Deux couleurs dominent le rouge et le noir. (In fiche signalétique de l’église)
Tableau (panneau peint) : Notre-Dame du Rosaire
Peinture sur bois, limite 16e siècle 17e siècle
Notre-Dame du Rosaire entourée d’anges, de saints et de rois qui lui rendent hommage. Au 1er plan est représenté Grégoire XIII (1572-1585) qui institua la fête de Notre-Dame du Rosaire au lendemain de la victoire de Lépante, dont il avait financé la flotte. Derrière est probablement représenté l’empereur Maximilien II.
Une suite de médaillons encadre la composition principale. Les cinq médaillons du haut renferment : l’Agonie de Jésus, la Flagellation, le Couronnement d’épines, Jésus qui porte la Croix et la Crucifixion, les cinq de gauche : l’Annonciation, la Visitation, la Nativité, la Présentation au temple, et Jésus parmi les docteurs, les cinq de droite : la Résurrection, l’Ascension, la Pentecôte, l’Assomption et le Couronnement de la Vierge. Au centre, la Vierge donne le rosaire à sainte Catherine de Sienne, entourée de saintes et de reines. Dans un cartouche on lit cette inscription, en belles lettres romaines : Purureas prebete rosas Floresque Marie Ut vobis fructum prebat Ilia suum (Offrez des roses pourpres et des fleurs à Marie pour qu’elle vous présente son fils.) (In fiche signalétique de l’église)
Saint Blaise
Saint Blaise (bois polychrome du XVIe siècle). Il est représenté en évêque, dans l’attitude des figures en majesté, peu commune dans le Forez. Le saint est assis sur un trône en position frontale. La main droite démesurée, gantée, fait le geste de la bénédiction. De l’autre main, il tient la crosse épiscopale. Cette œuvre, par sa sévérité et son hiératisme, rappelle les grandes figures monumentales du Moyen-Age. Ce saint agraire, d’origine arménienne, évêque de Sébaste, (Turquie) est fêté le 3 février. (Cf. La légende dorée forézienne. (In fiche signalétique de l’église)
Saint Damien -Saint Côme : bois : peint, doré, 15e siècle ; 16e siècle
Ces deux sculptures foréziennes du XVIe siècle en bois polychrome, rares exemples iconographiques en Forez de ces deux saints, montrent les frères habillés d’une robe fourrée, coiffés du bonnet cylindrique des médecins, tenant un pot à pharmacie et un parchemin. Ces frères jumeaux exerçaient gratuitement la médecine. Leur culte, d’origine grecque doit beaucoup à la légende et aux miracles de guérison qui leur sont attribués. (In fiche signalétique de l’église)
Saint Pancrace : bois : peint, doré, 16e siècle - Saint Just
Saint Pancrace : Cette statue bois peint et doré du XVIIe siècle, provient de la
chapelle St Roch. Saint Pancrace apparaît sous des traits juvéniles, en longue tunique
dorée, soutenant un livre de sa main gauche. La coiffure gonflante de part et d’autre
du visage, constitue, avec les plis verticaux des vêtements, une forme enveloppante conique qui donne au personnage une certaine solennité.
Saint Pancrace est un saint thérapeute, né en Phrigie, neveu de Saint Denis, il fut martyrisé à Rome à l’âge de 14 ans, en 304, victime des persécutions de Dioclétien. (In fiche signalétique de l’église)
Saint Just - Saint Antoine
Saint Just (bois polychrome du XVIIe siècle). Cette sculpture aux caractéristiques relevant encore des traditions médiévales, est l’une des œuvres les plus originales consacrées à ce saint. En Forez, il s’agit de l’archevêque de Lyon, né à Vienne, mort en Egypte le 2 septembre 390 et fêté à cette date. Il se présente en évêque, dans une attitude hiératique, assis de front, en majesté, bénissant d’une main levée.
Saint Jean-Baptiste et Saint Just sont des saints protecteurs et guérisseurs des enfants. (In fiche signalétique de l’église)
Un cordelier
Les très beaux vitraux de l’église sont signés Mauvernay (1810-1898). Cet artiste, spécialiste dans l’art du verre peint, a fait ses études à l’ancien séminaire de l’Argentière. Peintre à Lyon, il a étudié un vitrail de l’église de l’Arbresle. Elève du peintre néo-classique français Ingres (1780-1867) il a installé son atelier, associé à son fils, à Saint-Galmier, en 1839. Pour réaliser ses vitraux-tableaux, d’inspiration religieuse ou profane, il s’est entouré de nombreux artistes dont Raymond Balze.
Les ateliers Mauvernay qui ont fonctionné jusqu’en 1903, ont travaillé pour de nombreuses églises dans le quart sud/est de la France. Plus de 2200 églises et chapelles tant en France qu’à l’étranger sont décorées de vitraux peints sortis de ses ateliers. On retrouve son talent de coloriste dans la couleur chair particulièrement réussie et le bleu dit « Bleu Mauvernay ». (In fiche signalétique de l’église)
Bénitier : pierre : taillé, décor en relief, 15e siècle
Le bénitier est remarquable. Il a la forme d’un très grand calice : 1,10m de hauteur pour 0,80m de largeur en granit avec la cuve octogonale.
C’est un monument héraldique ; quatre écussons se détachent en relief sur quatre de ses côtés : le premier porte un prélat mitré et croisé, peut-être le saint-patron de la paroisse, c’est-à-dire Saint Just, le deuxième représente le blason des seigneurs de la Baronnie de Couzan, le troisième martelé les armoiries des seigneurs de Talaru de Chalmazel, le quatrième est également martelé.
Ce bénitier date du XVe siècle et il a été transporté dans l’église, selon toute vraisemblance grâce aux libéralités de Gabriel de Lévis-Lavieu, seigneur-baron de Couzan. (In fiche signalétique de l’église)
Cuve de la chaire à prêcher
Chapelle Saint-Roch
La chapelle qui domine le bourg, placée sous le patronage de Saint Roch, est une construction modeste et robuste, couverte d’un toit à deux pentes. Le chœur terminé en hémicycle est moins large que la nef plafonnée avec deux portes, une plus ancienne au sud et une autre à l’ouest plus récente. Elle est désaffectée et vidée de tout son mobilier.
Un texte daté de 1587 de Jean Papon, conseiller du roi Henri III, lieutenant général du baillage de Forez, nous apprend qu’il a été décidé de construire une nouvelle chapelle, la précédente étant ruinée et démolie, afin de retrouver les bonnes grâces du saint protecteur.
Ce saint, pèlerin laïc fut vénéré dès le début du XVème siècle. La légende lui prête la guérison miraculeuse de beaucoup de gens, lors des épidémies de peste qui ravageaient à cette époque notre pays.
A la chapelle avait lieu la bénédiction des petites croix qui étaient ensuite placées dans les étables et les champs de céréales, afin d’assurer la protection par le saint des animaux domestiques et des récoltes. Cet édifice chargé d’histoire, a été mis en lumière par la municipalité. (In fiche signalétique de la chapelle)
Les saints Roch de Saint-Just en Bas
Désignation
Titre figurant dans l’arrêté ou l’étude : statue Saint Roch
Dénomination de l’objet : statue
Localisation au moment de la protection ou de l’étude : Auvergne-Rhône-Alpes ; Loire (42) ; Saint-Just-en-Bas ; église
Description
Catégorie (…)