Carcassonne-Basilique Saint-Nazaire et Saint-Celse

Basilique Saint-Nazaire et Saint-Celse

Vue extérieure depuis le sud-est

Partie gothique de l’ancienne cathédrale depuis le sud-est. Au premier plan, la chapelle dite de Guillaume Radulphe.


La plus ancienne église de la Cité, dont le nom à son origine dans deux martyrs du Ier siècle, remonte probablement à l’époque wisigothique, et est mentionnée dès 925. La cathédrale romane, dont témoigne la nef, est édifiée à partir de 1096, mais le monument, repris dans le style gothique après le rattachement de la Cité à la commune de France, est embelli par les évêques successifs jusqu’à la Révolution, puis remanié par Eugène Viollet le Duc au XIXe siècle. L’édifice a perdu son statut de cathédrale en 1803 au profit de Saint-Michel et a reçu le titre de basilique en 1898. (In fiche signalétique de la ville)

Construite entre le IXe siècle et le XIVe siècle, Jules de Lahondès dans le compte-rendu du Congrès archéologique de France de 1906 écrit « Le joyau de la Cité, c’est son église ».
A l’angle, la tourelle octogonale est percée de petites baies à son dernier niveau est surmontée d’une terrasse.

De la cathédrale romane construite au VIe siècle sous le règne de Théodoric le Grand, roi des Ostrogoths, régent du royaume pour Amalaric après son intervention pour combattre Clovis en 508, jusqu’en 526, il ne reste plus rien.
La tradition veut que Charlemagne ait relevé l’église Saint-Nazaire et le premier texte authentique mentionnant la cathédrale de Carcassonne sous l’invocation de saint Nazaire date de 925, sous l’évêque Gimer.
Au XIIe siècle on édifie la nef actuelle de trois vaisseaux, de six travées voûtées en berceau brisé sur doubleaux pour le vaisseau central et en berceau en plein cintre sur doubleaux pour les collatéraux.

Gargouilles drolatiques dessinées par Viollet le Duc
La nef et le chœur

Les deux styles, roman et gothique se conjuguent harmonieusement avec la grande nef romane et les 2 nefs latérales soutenues alternativement par des piliers ronds ou carrés et le transept ogival et les chapelles (édifiées par le prélat bâtisseur Pierre de Rochefort) qui sont du plus pur gothique.

Des statues d’apôtres sont adossées contre les piles du chœur et de l’abside à l’instar des statues de la chapelle haute de la Sainte-Chapelle de Paris.

Rosace de la Vierge

Rose du bras nord du transept : dans le quadrilobe central de la rose est représentée la Vierge avec l’Enfant, entourée de prophètes, des apôtres et de saints.

Groupe sculpté : Vierge de Pitié (pierre, XVIe siècle)

Placée dans un sacraire. Entre les contreforts, sont disposés deux petits sacraires jusqu’au-dessous de l’appui des fenêtres. Ces sacraires sont munis d’armoires doubles, fortement ferrées et prises aux dépens de l’épaisseur des murs. A l’intérieur était conservé le trésor.

Gisant Pierre de Jean ; Évêque de Carcassonne de 1330 à 1338


Le regard de l’expert
Le gisant en marbre et albâtre attesté à Saint-Nazaire, localisé à l’intérieur d’une niche ouverte dans le soubassement du mur séparant le chœur de la chapelle Notre-Dame, et seul vestige du tombeau du défunt en costume d’évêque avec un lion aux pieds et un dais architecturé placé au-dessus du visage. L’historiographie l’identifie avec celui de Simon de Vigor, archevêque de Narbonne, décédé en 1575 et inhumé dans la cathédrale. Cependant, la facture médiévale de l’ouvrage infirme cette opinion. La sculpture, en effet, présente sans ambiguïté les caractères du 14e siècle, et plus exactement, de la sculpture funéraire des années 1340-1350. Aussi, certains plis du drapé sont-ils en cascade et tuyautés et les doigts sont-ils longs et fins. Avec des traits individualisés, le visage empâté s’apparente à un véritable portrait. Les yeux mi-clos et la bouche entrouverte font référence aux formules développées dans les tombeaux des papes et des grands dignitaires religieux. En croisant les informations relatives aux sépultures des évêques de Carcassonne, il est maintenant possible d’affirmer que le gisant appartient à l’ancien tombeau de Pierre de Jean (1330-1338), Pierre Rodier ayant opté pour une plate-tombe et les successeurs immédiats à Pierre de Jean, des parents, sont inhumés ailleurs. Autrefois localisé au niveau de la croisée, le tombeau est sans doute démantelé lors des travaux de réaménagement du sanctuaire dans les toutes premières années du 18e siècle et le gisant est alors installé dans l’ouverture qu’il a fallu retailler.
(In www.culture.gouv)

Bas-relief : Le siège de Toulouse en 1218

Simon de Montfort tué au siège de Toulouse le 25 juin 1218 fut ramené à Carcassonne et enseveli dans l’église Saint-Nazaire. Ses restes furent exhumés 3 ans plus tard et portés dans un monastère près de Montfort-l’Amaury (Seine et Oise).
Sur la pierre, probablement un morceau du tombeau on peut voir l’arme (trébuchet manœuvré par des femmes) qui a tué Simon de Montfort ainsi que son âme guidée au ciel par un ange tandis que son corps est emporté sur un brancard. La Garonne et les remparts de Toulouse sont présents également.

Anciens fonts baptismaux à pilier et cuve torsadés qui l’ont fait dater du XIIe siècle. Cependant, un dessin du pied relevé vers 1880 permet bien une datation remontant au XVe siècle.

Les chapiteaux des ébrasements sont ornés de motifs végétaux et d’animaux parfois fantastiques.

Cloche déposée dans l’église : fonderie de cloche, XVIe siècle

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dimanche 20 septembre 2026
par  gs

Carcassonne-Saint-Nazaire et Saint-Celse (Aude)

Le saint Roch de Carcassonne en la cathédrale Saint-Nazaire & Saint-Celse
Dénomination de l’objet : Groupe sculpté
Titre courant : Groupe sculpté : Saint Roch, l’ange et le chien
Localisation : Occitanie ; Aude (11) ; Carcassonne ; basilique Saint-Nazaire
Nom de l’édifice : (…)

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