La cathédrale Saint-Michel
Saint-Michel est la première église paroissiale à être édifiée par les habitants de la Bastide, à partir de la fin du XIIIe siècle. Avec sa large nef unique, couverte à l’origine d’une charpente apparente, l’édifice est représentatif du style gothique méridional. Après le sac de la ville par le Prince Noir en 1355, il est incorporé au nouveau rempart de la ville et adapté pour participer à son système défensif. Voûtés d’ogives au XVIIe siècle, élevée au rang de cathédrale en 1803, très endommagée par un incendie en 1849, l’église est profondément remaniée puis décorée par l’architecte Eugène Viollet le Duc. (In fiche signalétique de la ville)
Édifice emblématique de la Bastide de Carcassonne, l’église est construite en même temps que l’église Saint-Vincent à partir de 1247 sur l’ordre du roi Saint-Louis, désireux de remplacer un ancien sanctuaire détruit au cours du siège de la ville par Raymond II Trencavel en 1240.
L’église sera agrandie dès 1283 et subira de gros dommages lors du saccage de la Bastide par les troupes du Prince noir en 1355, en plein conflit franco-anglais.
Lors de sa reconstruction l’église fut incorporée dans les nouvelles fortifications pour participer au système défensif de la Bastide. Une tour cylindrique d’aspect militaire témoigne de cette vocation défensive. Les fossés atteignant 10 mètres de large creusés autour seront comblés et remplacés au XIXe siècle par une large promenade publique.
L’église Saint-Michel prend le titre de cathédrale, en 1803, avec le transfert du siège épiscopal qui se situait depuis le moyen Age dans la cathédrale Saint-Nazaire de la Cité à Saint-Michel.
Viollet le Duc signe avec la cathédrale Saint-Michel son premier grand chantier à Carcassonne.
La sévère façade qui présente qu’une grande rosace de 8 mètres de diamètre est flanquée d’un clocher massif de base rectangulaire sur trois étages, pour s’élever sur un modèle octogonal à son sommet. Le clocher renferme huit cloches de volée.
Vue de la nef et du chœur
La cathédrale est formée d’une nef unique couverte de voûtes ogivales qui furent montées de 1657 à 1752, en remplacement d’une charpente apparente et comporte huit travées d’une portée remarquable, et bordée par plusieurs chapelles latérales. Le chœur aux voûtes du XIIIe siècle est formé d’une abside à sept pans, sur laquelle viennent se greffer deux absidioles est percé de plusieurs larges baies de style ogival, renfermant des vitraux datant du XIVe siècle.
Maître-Autel du XVIIIe siècle
L’autel tombeau du XVIIIe siècle a été complété au XIX siècle par un tabernacle de style Louis XV qui supporte un couronnement de tabernacle superbement sculpté des symboles des quatre évangéliste. Cet élément provient du maître-autel commandé à l’architecte et sculpteur avignonnais Jean-Baptiste II Péru (1703-1790) en 1738 et béni le 28 septembre 1740. Ces symboles des évangélistes portent la représentation sculptée du livre aux sept sceaux de l’Apocalypse. La base de ce groupe porte la trace cintrée de la façade du tabernacle dont il fut séparé au gré des modifications subies par cet ensemble.
Les deux anges adorateurs qui encadrent ce tabernacle, certainement dus au même artiste, ont été eux aussi dissociés de leur composition d’origine. Les anges sont agenouillés sur le haut de volutes plaquées de marbres colorés, seuls vestiges des supports originaux qui formaient l’encadrement de l’autel primitif. (In www.culture.gouv)
Chapelle de fonds baptismaux
Chapelle Notre-Dame de la Rominguière
Vierge à l’Enfant dite Notre-Dame de la Rominguière : Bois, peint, XIVe siècle
Description de l’iconographie.
La Vierge porte une couronne à fleurons, sous laquelle est retenu un long voile qui est drapé sur la poitrine. Le voile laisse apparaître le haut de la robe orné de cabochons et de verroterie. La robe rouge descend jusqu’aux pieds dont les pointes chaussées sont visibles. Le manteau, de couleur bleu est posé sur les épaules. Il est retenu par le bras droit de la Vierge et revient transversalement sous le bras gauche. Il couvre le corps de la Vierge jusqu’aux genoux. L’Enfant est à demi-nu et vêtu d’un lange rouge sur le bas du corps, ce qui laisse apparaître ses pieds nus. Le visage de la Vierge est ovale et fin, les arcades sourcilières sont bien dessinées, les yeux sont grands et en amande, le nez est fin, la bouche est petite aux lèvres bien dessinées, le menton est proéminent. Le voile laisse apparaître une chevelure ondulée et légèrement torsadée. Le visage de l’Enfant est fait selon les mêmes canons que ceux de la mère. La bouche est petite, l’arête du nez s’étire jusqu’aux sourcils qui sont légèrement bombés. Les cheveux courts et ondés laissent voir de petites oreilles. L’enfant regarde tendrement sa mère qui tourne également sa tête vers lui, mais ne le regarde pas. La Vierge est légèrement hanchée à gauche. Ses mains sont fines et élégantes. Dans la droite, elle devait tenir un sceptre qui a disparu. Elle porte l’Enfant, assis de côté, sur le bras gauche. De la main gauche, il tient un oiseau par les pattes et la main droite est posée sur l’épaule de sa mère. Par son léger hanchement et la simplicité des plis, elle se rapproche du style du début du XIVe siècle, encore proche de la statuaire du XIIIe siècle.
Description historique.
Selon Olivier Poisson, la sculpture proviendrait de l’église de l’Officialité de Carcassonne, détruite pendant les guerres de Religion (ou encore vénérée dans cette église en 1631) et qu’elle demeura ensevelie sous ses décombres environ deux siècles, avant d’être redécouverte en 1770, alors qu’on aplanissait le terrain pour la construction des Halles. (découverte dans un endroit envahi de ronce : romiguère signifie « ronceraie » d’où son nom nom de Notre-Dame de la Rominguière, « des ronces »).
Transportée aux Pénitents noirs, elle suivit encore le destin de cette chapelle vendue comme Bien national en 1793, et ne rejoint la cathédrale qu’en 1831. C’est une élégante statue gothique, que Michèle Pradalier attribue à un atelier carcassonnais du XIVe siècle, sculptée pour être adossée à un trumeau à l’entrée d’une église. (In https://pop.culture.gouv.fr)
Saint Michel terrassant le dragon : Bois, XVe siècle
Saint Saturnin, saint Hilaire et saint Gimer recommandent au Christ la ville et le diocèse de Carcassonne, peinture d’Armand Honoré Prache (1798-1871), 1ère moitié 19e siècle.
L’Assomption de la Vierge de Georges Lallemant, XVIIe siècle
Vierge de l’Annonciation, XVIIIe siècle
Ce tableau présente des caractéristiques qui peuvent faire penser à la peinture toulousaine du XVIIIe siècle, notamment à Jean-Baptiste Despax (1710-1773).
L’Élection de Saint Matthias, XVIIe siècle
Œuvre du peintre toulousain Jean Moitrie (le père)
Une âme emportée par un ange
Copie de l’œuvre du peintre Jean-Léon Gérôme exposée au musée Georges-Garret à Vesoul
Le Saint Roch de Carcassonne en la cathédrale Saint-MichelLe saint Roch de Carcassonne en l’église Saint-Vincent
Dénomination de l’objet : Tableau
Titre courant : Tableau : Saint Roch
Localisation : Occitanie ; Aude (11) ; Carcassonne ; basilique Saint-Nazaire
Nom de l’édifice : (…)