Carcassonne-Église Saint-Vincent

Église Saint-Vincent

L’église Saint-Vincent édifice de style gothique méridional est située dans la bastide Saint-Louis.
Jusqu’en 1247, Carcassonne était formée de la Cité et des deux bourgs qui l’entouraient, chacun avec son église. Le bourg au nord avec son église dédiée à saint Vincent et celui du sud avec son église au vocable de saint Michel.
Détruites en 1240 lors de la tentative infructueuse de Raimond II Trencavel de reprendre, c’est Saint-Louis qui ordonne la construction d’un nouveau bourg sur la rive gauche du fleuve, la bastide Saint-Louis mais conserve les deux paroisses Saint Michel et Saint Vincent et ainsi deux nouvelles églises vont s’élever selon l’ancienne topographie.
En 1308, le roi Philippe IV autorise l’agrandissement de l’église Saint-Vincent qui ne sera terminé qu’à la fin du XIVe siècle. La tour a servi de tour de guet pendant le XVIe siècle et elle a dû être restaurée après avoir reçu des coups de canons pendant les guerres de religion.
En 1794, la Révolution transforme l’église en fonderie mais l’église est rendue au culte le 26 août 1795 et attendra 1871 pour que soit entreprise la restauration.

L’église mesure 62,5 m de long sur 30,5 m de large avec un nef unique de 37,8 m de long pour 20,15 m de large (ce qui en fait la seconde plus large de France), bordée de six chapelles latérales au nord et sept au sud. Le chevet du XVe siècle se compose d’une abside à neuf pans flanquée de deux absidioles à sept côtés. Les chapelles latérales ainsi que le chœur sont voûtés d’origine mais la nef a été couverte d’une charpente apparente qui reposait sur les arcs diaphragmes.
La tour clocher octogonale à base carrée de 54 m de haut possède le carillon le plus important de la région avec ses 54 cloches.

Pour la petite histoire
Vers 1770, César-François Cassini et ses fils ont réalisé du haut de cette tour leur fameuse carte de France éponyme. Les astronomes Pierre Maichain et Jean-Baptiste Joseph Delambre l’ont utilisé comme point géodésique pour déterminer la longueur du méridien terrestre (après la publication de leur rapport, le mètre étalon est définitivement fixé par la loi du 19 frimaire an VIII de la République (10 décembre 1799).

Vue de la nef et du chœur
Maître-autel : marbre de Caunes-Minervois, XVIIIe siècle
Bustes reliquaires : Saint Blaise et Sainte Gertrude
bois : taillé, peint, décor en bas-relief, doré, XVIIIe siècle
Christ en croix entre la Vierge et saint Jean : Huile sur toile
Tableau de Pierre Mignard, 1644 - Cadre époque Louis XIV
Le Déluge : Huile sur toile de Jacques Gamelin, XVIIIe siècle
La Cène : Huile sur toile, XVIIe siècle
La Paix entre Héraclius et Siroës
Huile sur toile de Jacques Gamelin, XVIIIe siècle
L’Authentification de la Vraie Croix
 : Huile sur toile de Jacques Gamelin, XVIIIe siècle
La Communion de saint Jérôme
Huile sur toile de Pierre Subleytas, XVIIIe siècle
L’Ordination de saint Vincent
Huile sur toile de Jacques Gamelin, XVIIIe siècle


Le peintre Jacques Gamelin est né en 1738 et est mort en 1803. Ces deux toiles avaient été peintes pour décorer le sanctuaire de l’église. Elles furent enlevées et mises au rebut en 1891. Dans l’Ordination, le portrait du prêtre qui se tient à la droite de l’évêque est en fait celui de François-Vincent-Augustin Raucoule, curé de Saint-Vincent de 1740 à 1790. Les deux acolytes au premier plan ont vraisemblablement les traits des vicaires de l’époque. (In https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy)

Tableau sans titre : Huile sur toile de Jacques Gamelin, XVIIIe siècle


Cette toile a pour thème un sujet religieux indéterminé : un homme mort ou malade est étendu, avec, à côté de lui, un homme à genoux, les mains jointes. A droite, sur un nuage, apparaissent des femmes et des enfants, tandis que des angelots volettent autour et au dessus. (In https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy)

Héraclius portant la Croix : Huile sur toile de Jacques Gamelin XVIIIe siècle
David et ses soldats gravissant le Mont des Oliviers
Huile sur toile de Jacques Gamelin, XVIIIe siècle
L’invention de la Vraie Croix
Huile sur toile de Jacques Gamelin, XVIIIe siècle


Selon « La Légende dorée », de Jacques de Voragine, l’empereur Constantin avait envoyé sa mère Hélène retrouver la croix sur laquelle était mort Jésus. Cette femme exceptionnelle par sa beauté mais aussi par sa bonté, était devenue chrétienne avant son fils. Arrivée à Jérusalem, elle convoque les juifs et les menace de les précipiter au feu s’ils ne lui indiquent pas l’emplacement de la relique. Un dénommé Judas étant censé avoir la solution, Hélène « le fait jeter dans un puits à sec en interdisant qu’on lui donne aucune nourriture » ; au bout d’une semaine de ce régime, il se laisse convaincre et indique l’endroit du Golgotha où l’on retrouve effectivement les trois croix du Calvaire. C’est la scène représentée par J. Gamelin, intitulée « L’Invention de la Croix ».
Restait à identifier la potence qui avait supporté le Christ, ce qui fut fait grâce à un miracle. Dans « L’Authentification de la Vraie Croix », J. Gamelin s’éloigne légèrement de « La Légende dorée » en montrant un agonisant, placé successivement sur chacune des croix et qui fut guéri lorsqu’on l’allongea sur la troisième, à la grande joie des assistants et d’Hélène, laquelle fit don de cette relique exceptionnelle à Jérusalem.
Mais l’histoire de la croix rebondit trois siècles plus tard en raison des violentes guerres qui opposent alors l’empire byzantin et le roi des Perses Chosroès. En 614, ce dernier s’empare de Jérusalem, incendie les églises, tue de nombreux prêtres… et s’empare de la précieuse relique.
Réagissant à ce sacrilège, l’empereur de Constantinople Heraclius inflige à son rival plusieurs défaites de 622 à 627, mais le fils aîné de Chosroès, Syroès, que son père a déshérité, fait alliance avec Heraclius : c’est le sujet de « La paix entre Heraclius et Siroès » de notre compatriote. Cette toile est estimée très « goyesque » par l’abbé Cazaux, qui pense que Goya et Gamelin se sont rencontrés à Rome.
Restait à rapporter la Croix à Jérusalem, objet d’un quatrième tableau de J. Gamelin. (In Cazaux (J.), abbé, « La peinture de Gamelin à l’église Saint-Vincent de Carcassonne », MAASC, 1984.)

Le Lavement des pieds

Le Christ agenouillé devant saint Pierre, entouré des apôtres.

L’Adoration des bergers
La Nativité de la Vierge

La scène montre un intérieur où des femmes s’activent autour d’un bassin pour le bain de l’enfant au premier plan, tandis que sainte Anne repose sur un lit en arrière-plan et que Dieu le Père apparaît dans les nuées.

L’Intercession de la Vierge)
Saint Pierre ? et Saint Vincent : Pierre, XIVe siècle
Chaire à prêcher : marbre (blanc, rose, rouge, gris), XVIIIe siècle
Chaire à prêcher : bois : peint, faux marbre, doré, XIXe siècle


Cette petite chaire, en bois en partie doré, est destinée aux catéchismes ou aux réunions n’affectant qu’un très petit nombre de fidèles. Le bas de la cuve et le panneau supportant la rampe sont peints en imitation de marbre. (In https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy)

Orgue de 1737

Œuvre du facteur toulousain, Christophe Moucherel. Le buffet est surmonté de cinq tourelles avec à chacun de leur sommet des statues de deux grands anges musiciens et au centre la statue de saint Vincent.


Portfolio

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dimanche 20 septembre 2026
par  gs

Carcassonne-Saint-Vincent (Aude)

Le saint Roch de Carcassonne en l’église Saint-Vincent
Dénomination de l’objet : Tableau
Titre courant : Tableau : Saint Roch
Localisation : Occitanie ; Aude (11) ; Carcassonne ; basilique Saint-Nazaire
Nom de l’édifice : Eglise Saint-Vincent
Catégorie technique : Peinture (…)

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