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La Vierge porte l’Enfant sur le genou gauche. Elle le soutient de la main gauche. Cette main est grande et massive. Dans la main gauche, l’Enfant tient un objet qui ressemble à un globe. Les visages sont bien dessinés malgré les problèmes de lecture que l’on peut avoir sur cette statue qui est très endommagée. Le visage ovale de la Vierge possède de grands yeux, un nez fin et une petite bouche. L’Enfant a les cheveux courts qui laissent apparaître des oreilles décollées. Il n’a pas la tête d’un nourrisson, mais plutôt celle d’un adulte, avec son expression sévère. (In https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy)
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L’Église Saint François de Castelnaudary conserve le plus ancien objet du culte parmi tous ceux des autres églises ou chapelle de la Ville : une statue en bois de la Vierge à l’enfant, assise, dite de Prouilhe.
Inventoriée et classé historique par arrêté du 30 septembre 1911, elle possède les caractéristiques des vierges de la fin du XIIIe, début du XIVe siècle.
Cette statue est propriété de la ville de Castelnaudary, affectée l’Église Saint-François.
Selon la tradition, elle aurait présidé à la fondation de l’Ordre Dominicain et Saint Dominique aurait prié devant elle (Il avait fondé Prouilhe en 1206).
Lors de la révolution la sœur Marguerite de Calouin-Treville se trouve, en juillet 1792, dans te teste des « ci-devant religieuses du monastère de Prouilhe ».
Elles quittent le monastère en octobre 1792 ; la sœur Marguerite se retire au château de Tréville emportant avec elle « une antique statue de la Vierge, en bois, objet d’un culte spécial au monastère de Prouilhe ».
Elle émigre ensuite en Espagne où sa nièce, sœur Marie-Thérèse de Calouin-Combalzonne la rejoint. Après la révolution, les deux religieuses se fixent à Castelnaudary, emmenant avec elles la Vierge vénérée.
La Mère Marguerite de Calouin meurt le 22 avril 1812 à Castelnaudary ; elle lègue la statue à sa nièce qui, à sa mort, la lègue à son tour à Mlle Rose Barthe ; cette dernière la dépose en réalise St François lors de la création de la Paroisse (1826 ).
Les pérégrinations de cette vieille statue, primitivement peinte, n’en ont pas favorisé la conservation.
En 1875, on se trouvait déjà devant un objet vermoulu qu’un menuisier de Castelnaudary crut restaurer en fermant les trous au mastic et à la colle ; cela aida le travail des vers…
Un ordre de restauration, donné par l’Etat en 1970, a dégagé la carapace de tous les masticages de plâtre ; des fragments de polychromie sont alors apparus, confirmant que la statue était peinte et non entièrement dorée.
Elle a subi un traitement hydratant et pétrifiant, insecticide et fongicide par immersion et sous pression, mais cette restauration fut manifestement abusive puisque, à son retour, elle présentait un aspect calciné, les galeries des insectes xylophages étaient apparentes, la Vierge et l’enfant avaient perdu un bras… Une nouvelle restauration s’imposait depuis lors.
Les Amis de Castelnaudary ont pris l’initiative, en Mars 2015, d’ouvrir ce dossier après consultation du Conservateur des Antiquités et objets d’Art ; une opération tripartite : Etat, Association des Amis de Castelnaudary et Ville, a permis de confier cette réalisation à Mme Rossat-Mignod qui a su remplacer les manques de bois, boucher les galeries d’insectes et rendre l’ensemble très approchant de l’original dont une copie se trouve au Monastère de Prouilhe.
La statue est ainsi présentée à nouveau à l’admiration ou à la vénération des fidèles, dans sa vitrine, depuis le 22 Mai 2016 .
Francis Falcou, selon les notes du Chanoine Gabriel Sarraute, Ancien Conservateur des Antiquités et Objets d’Art. Président de la Commission Diocésaine d’Art sacré. (In fiche signalétique de l’église)
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