Carlipa est située dans le département de l’Aude, en région Occitanie.
Toponymie
Carlipa est nom de lieu d’origine anthroponymique, un toponyme médiéval issu de Karoli Pagus, « le pays de Charles », probablement lié à un domaine carolingien ou à un propriétaire nommé Karolus.
Église Saint-Pierre ès Liens
L’église au vocable de à Saint-Pierre ès Liens est sobre, influencé par le gothique méridional et les restaurations du XIXe siècle.
Historiquement l’église paroissiale dépendait de l’abbaye de Villelongue dès 1220, ce qui situe son origine au cours du XIIIe siècle
Elle est de construction récente (1874) à l’exception de trois chapelles côté évangile qui appartenaient à l’ancienne église. Elles sont voûtées d’ogives en pierre, retombant sur des cul-de-lampe représentant des têtes humaines. La nef possède quatre travées.
Le clocher construit sur la première chapelle appartenait à l’ancienne église du XIVe siècle.
L’église de Carlipa fut érigée en succursale du doyenné de Saint-Papoul à la date du 11 Prairial an XII.
Le clocher appartient à l’ancienne église médiévale, contrairement à une grande partie de l’édifice actuel et constitue l’un des principaux témoignages de l’édifice médiéval disparu
Sous le porche, au-dessus de la porte, un réemploi d’une clé de voute porte les clés entrecroisées de saint Pierre
Les trois chapelles anciennes : leurs voûtes sont en pierre et leurs arcs retombent sur des culs-de-lampe sculptés représentant des têtes humaines
Chapelle du Sacré-Cœur de Jésus
Chapelle Saint-Joseph
Chapelle de la Vierge
Sœur Élisabeth de la Trinité
Carlipa et Élisabeth de la Trinité.
Carlipa appartient à l’histoire familiale et personnelle d’Élisabeth Catez (1880-1906) avant son entrée au Carmel de Djjon
Carlipa faisait partie des lieux de vacances de la famille Catez et la jeune Élisabeth Catez venait en vacances à Carlipa avec sa mère et sa sœur chez ses tantes.
Très jeune, Élisabeth ressent une attirance profonde pour la vie religieuse et particulièrement pour le Carmel mais avant son entrée au Carmel, Élisabeth est une jeune femme très active.
Elle joue du piano, participe à la vie familiale et entretient une importante correspondance avec ses amis et sa famille.
Elle écrit également des textes spirituels et des poèmes.
Sa spiritualité se développe autour d’une idée qui deviendra centrale dans toute son œuvre : « Dieu habite au plus profond de l’âme », pour elle, il n’est donc pas nécessaire de quitter le monde pour commencer à vivre avec Dieu.
Élisabeth entre au Carmel de Dijon le 2 août 1901, à l’âge de 21 ans, où elle reçoit le nom religieux de « Sœur Élisabeth de la Trinité ». Alors qu’elle vient d’entrer au Carmel de Dijon, elle évoque, dans une lettre de septembre 1901, la fête de Saint-Pierre-aux-Liens, patron de la paroisse de Carlipa, célébrée le 1er août.
Élisabeth découvre dans la vie carmélitaine une forme de vie qui correspond profondément à son désir : silence, prière, Eucharistie, vie communautaire et contemplation. Le Pape, Jean-Paul II a d’ailleurs souligné que son expérience spirituelle s’est développée de façon particulièrement intense pendant ses quelques années au Carmel.
« La Trinité habite en moi » est le cœur de son message. Élisabeth médite constamment sur cette idée : le chrétien baptisé est habité par Dieu et développe une spiritualité profondément trinitaire. C’est vers cette présence intérieure dans le silence et la prière qu’Élisabeth aime se tourner.
Les dernières années d’Élisabeth de la Trinité sont marquées par la souffrance physique, mais aussi par une profonde vie intérieure. Elle meurt au Carmel de Dijon le 9 novembre 1906, à seulement 26 ans. Jean-Paul II a insisté sur le fait qu’elle a vécu sa souffrance comme une participation au Christ crucifié, tout en demeurant profondément convaincue d’être aimée de Dieu.
Ses écrits ont largement contribué à faire connaître sa spiritualité après sa mort et surtout le célèbre « Élévation à la Très Sainte Trinité » et sa réputation de sainteté se développe rapidement après sa mort.
Elle est béatifiée par Jean-Paul II le 25 novembre 1984 à Rome puis canonisée le 16 octobre 2016 par le pape François.
Élisabeth de la Trinité est aujourd’hui considérée comme une grande figure de la spiritualité carmélitaine, aux côtés notamment de Thérèse d’Avila, Jean de la Croix et Thérèse de Lisieux. (In Wikipédia)