Cervières est située dans le département de la Loire, en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Village médiéval, posé sur un mamelon rocheux, Cervières apparut pour la première fois dans la chartre de 1173 comme repère géographique du partage du comté de Lyon. Il fut un point stratégique important pour le contrôle du Grand chemin de Forez en direction de l’Auvergne (il reste des vestiges de la voie romaine reliant Lugdunum à l’Aquitaine) et la surveillance des féodaux montagnards de Couzan et d’Urfé.
Toponymie
De cervus, « cerfs » avec un suffixe collectif ou locatif (souvent reconstruit comme -aria ou -arias), donnant le sens de « endroit où vivent les cerfs » ou « domaine des cerfs »
Eglise Sainte-Foy
L’église actuelle date des XVe et XVIe siècle. Elle a été reconstruite et remaniée a plusieurs époque ; un document de 1287 cité déjà « l’église de sainte foy ».
Le clocher, presque carré, couvert de tuile et surmonté d’un clocheton, rappelle les clochers provençaux ;
Le Forez était, en effet, autrefois un pays de « langue d’Or » soumis aux influences méridionales et actuellement encore le patois forézien emploie un certain nombre de mots dérivés du provençal.
La voûte de la nef et supportée par de très gros piliers d’où partent d’élégantes nervures en croisée d’ogives ; à l’union des piliers et des nervures on remarque de curieuses petites têtes sculptées avec leur coiffure du moyen âge.
La décoration (moderne) de la voûté du chœur présente les quatre évangélistes.
Sur un pilier de droite, il faut voir la Pietà du XVe siècle, cette petite statue, en bois peint, de la Vierge pleurant la mort de son fil, semble l’œuvre d’un artisan local naïf et réaliste.
Au font à gauche, se trouve une autre Piéta du XVIIIe siècle surchargée de dorures.
La croix de procession, dressée le long du mur du fond à droite et le fanal fixé à un piler de droite, servaient aux « Pénitents Blancs » de Cervières, dont la confrérie avait été fondée en 1655 lorsqu’ils défilaient en longue procession dans la petite cité, avec leur cagoule de toile blanche percée de trous pour les yeux.
Les vitraux, (Moderne) sont en rapport avec l’histoire locale. Ceux du milieu représente les saints patrons de la petite ville, celui de gauche les pénitents blancs avec leurs attributs.
Sainte Foy d’Agen vivait au 1er siècle et fut mise à mort. Le dragon signifie que l’héroïsme de cette jeune martyre - elle n’avait que treize ans - fut encore plus grand que la méchanceté que ses bourreaux.
Elle était très célèbre au moyen âge et, lorsque des pèlerins, qui revenaient probablement de Saint-Jacques de Compostelle en passant par l’abbaye de Conques consacrée à sainte Foy, ont raconté les nombreux miracles qu’ils avaient vus ou dont ils avaient entendu parler, les habitants de Cervières ont décidé, au XIIIe siècle, de choisir cette grande sainte comme protectrice.
Saint Roch est un jeune seigneur qui abandonna toutes sa fortune pour partir en pèlerinage ; c’est pourquoi il est représenté avec le costume traditionnel, le chapeau décoré de coquillage est le grand bâton de pèlerins de Saint-Jacques.
Il consacre sa vie au service lors d’une très grave épidémie de peste ; lui-même est atteint de la maladie et il montre sur son genou les traces de la peste. Comme personne ne voulait approcher les contagieux, il serait mort de faim si un chien ne l’avait pas sauvé en lui portant tous les jours un pain.
A la suite de ce miracle saint Roch est devenu le protecteur des grands malades. Lors d’une épidémie de peste qui ravage la ville au XVIIe siècle on le choisit comme patron et construisit en son honneur la petite chapelle située sur la route des Salles. (In fiche signalétique de l’église)
Saint Pierre - Pietà - Saint Paul : Bois, tilleul, limite 16e, 17e
Les saints Roch de Cervières
-* En l’église Sainte-Foy
Le vitrail a été exécuté dans un atelier réputé de Clermont : Thévenot en 1851.
Remarque : le pain du roquet a la forme symbolique de l’hostie (pain de vie).
-* En la chapelle Saint-Roch